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Euro/France : bilan mitigé pour Blanc, désastreux pour la génération 87

Euro/France: bilan mitigé pour Blanc, désastreux pour la génération 87
Dernière mise à jour le 24/06/2012 à 14:16

Sortie de l’Euro-2012 par l’Espagne, la France présente un bilan mitigé, quelques satisfactions individuelles ne masquant pas le désastre de la génération 87, celle d’un Benzema resté muet, alors que Blanc n’a que l’objectif fixé des quarts de finale à faire valoir.

Cote en hausse. Ressuscité, Franck Ribéry a définitivement enterré les fantômes de Knysna. Après trois buts en préparation, le Munichois n’a pas marqué à l’Euro, mais il n’a cessé de se battre. Moins en vue en quart, il avait auparavant fait planer une menace constante dans son couloir gauche.

Buteur contre l’Ukraine, Yohan Cabaye est pour sa part la grande révélation du groupe. A 26 ans, le milieu relayeur de Newcastle n’a que 16 sélections mais l’avenir lui est grand ouvert.

La présence de son compère du milieu Alou Diarra était contestée avant l’Euro, mais le Marseillais a mis tout le monde d’accord. Solide, positif, il a effacé sa saison délicate à l’OM. Avec ses limites dans le jeu mais son esprit irréprochable, il montre à 30 ans qu’il peut toujours être le trait d’union des Bleus.

Cote en baisse. Avide de prendre le pouvoir, la génération dorée de 1987 a surtout montré ses limites.

Tactique pour Benzema, le leader d’attaque qui n’a pas inscrit le moindre but en quatre matches et a paru en difficulté pour trouver la solution aux problèmes posés.

Mentales pour les trois autres Nasri, Ménez, Ben Arfa qui n’ont jamais eu la bonne attitude sur ou dehors du terrain.

Titulaire au début mais plus à la fin, Nasri, buteur contre l’Angleterre, finit la compétition comme il l’a commencé: avec des insultes contre des médias accusés de tous les maux.

En s’en prenant à l’arbitre du quart et même à son capitaine, Ménez l’a imité en cela. Sur le terrain, il a en revanche montré de meilleures choses, comme son but contre l’Ukraine, mais malheureusement de façon trop parcellaire.

Dernier membre du carré, Ben Arfa n’a pas non plus saisi sa chance quand elle est passée en déjouant complètement.

Associés en charnière centrale Philippe Mexès et Adil Rami n’ont pas non plus dégagé une image rassurante. Avec la préparation incluse, le 1er, suspendu pour le quart et en manque de rythme, a écopé de quatre avertissements en 6 matches. Quant au second, expert en sautes de concentration et ballons bêtement perdus, il a attendu le quart pour hausser en vain son niveau.

Irréprochable dans sa cage, le gardien Hugo Lloris ne s’est pas affirmé comme le leader. Il a déçu dans son rôle de capitaine en se montrant incapable de réguler la nervosité du vestiaire.

Blanc. L’objectif qui avait été assigné au sélectionneur était de qualifier son équipe pour les quarts de finale. De ce point de vue là, Laurent Blanc a atteint son but.

Pourtant, une impression de malaise subsiste après l’élimination.

D’abord parce que le technicien, qui se revendique depuis deux ans comme adepte de l’offensive, a tenté un coup tactique en quarts de finale et perdu son pari en alignant une équipe très défensive contre l’Espagne.

L’incapacité de Blanc à lutter contre le relâchement collectif qu’il avait pourtant pressenti contre la Suède (0-2) après deux premiers matches maîtrisés est un autre bémol qui pèse dans la balance.

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