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Espagne : Rajoy veut un « calendrier clair » d’intégration économique européenne

Espagne: Rajoy veut un « calendrier clair » d’intégration économique européenne
Dernière mise à jour le 25/06/2012 à 12:43

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a plaidé lundi pour un « calendrier clair » d’intégration économique européenne au prochain sommet européen des 28 et 29 juin afin de redonner confiance dans l’euro et apaiser la crise.

Il s’exprimait peu après l’officialisation de la demande d’aide de l’Espagne, en pleine tourmente financière, à l’Union européenne qui pourrait atteindre jusqu’à 100 milliards d’euros pour son secteur bancaire, alors que les bourses étaient en forte baisse. La Bourse de Madrid perdait 2,45% à 14H15 (12H15 GMT).

« Nous devons dissiper les doutes sur la zone euro ». « La monnaie unique doit être irréversible. Au prochain conseil européen (…) il est nécessaire d’établir un calendrier avec des étapes concrètes », a affirmé Mariano Rajoy en clotûre de l’assemblée générale de la principale organisation patronale espagnole, CEOE.

« Le message politique doit être ferme et le calendrier d’intégration clair pour rétablir la confiance dans l’euro », a-t-il insisté.

Selon lui, « l’Union européenne doit renforcer l’architecture institutionnelle commune de façon à ce que les investisseurs récupèrent la confiance dans la monnaie unique comme monnaie fiable et stable », a-t-il ajouté.

Elle doit « avancer vers une meilleure intégration fiscale avec la création d’une autorité fiscale que coordonne les politiques des Etats membres et contrôle le budget », a-t-il ajouté.

Cette intégration « doit culminer en une agence de la dette avec des émissions communes », a-t-il précisé, une idée à laquelle est opposée l’Allemagne à court terme.

Pour Mariano Rajoy, l’Union européenne doit agir vite car « les tensions augmentent dans la zone euro et la détérioration des conditions économiques est évidente ».

Cette crise économique et financière, « pourrait avoir des conséquences imprévisibles sur les pays de l’Union. De plus, elle constitue le principal risque pour l’économie mondiale », a-t-il rappelé.

Au plan national, il a de nouveau évoqué de futures mesures économiques « cette année qui n’auront pas pour autre but, aussi difficiles soient-elles, que de relancer la croissance et créer des emplois ».

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