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Grande Bretagne : David Cameron veut durcir le système des aides sociales

Grande Bretagne: David Cameron veut durcir le système des aides sociales
Dernière mise à jour le 25/06/2012 à 16:11

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a préconisé lundi une vaste réforme du système d’aides sociales, fustigeant « les avantages pervers qui encouragent les gens à ne pas travailler » et s’attaquant notamment aux allocations logement pour les moins de 25 ans.

« Pourquoi est-il devenu acceptable aux yeux de beaucoup de gens de choisir de vivre d’allocations? », a dénoncé le Premier ministre conservateur dans un discours dans le Kent (sud-est de l’Angleterre).

David Cameron, arrivé au pouvoir en 2010 à la tête d’une coalition avec les libéraux-démocrates et qui mène une stricte politique d’austérité pour réduire le déficit public, s’en est pris au gouvernement travailliste précédent.

« Le système dont nous avons hérité était non seulement impossible à financer mais il a aussi coincé les gens dans la pauvreté et encouragé l’irresponsabilité », a-t-il accusé.

« Aujourd’hui, près d’une livre sur trois dépensée par le gouvernement va aux aides sociales », a indiqué David Cameron.

Le Premier ministre a en particulier souhaité réduire les aides aux logement attribuées aux jeunes de moins de 25 ans, qui représentent un coût pour l’Etat de « près de 2 milliards de livres par an » (2,5 milliards d’euros).

Dans un discours s’adressant largement à l’aile droite de son parti, qui le presse de limiter les concessions aux libéraux démocrates, le chef du gouvernement a estimé que « beaucoup » de ces jeunes pouvaient vivre chez leurs parents et que le système actuel les « maintenait dans la dépendance ».

Le Labour a aussitôt attaqué cette proposition, estimant que les jeunes « qui mettent un pied dans le monde du travail seront stoppés net si on leur retire l’aide pour payer leur loyer ».

David Cameron a aussi proposé de réduire le plafond de 20.000 livres (24.900 euros) par an pour les allocations logement.

Il a également souhaité pouvoir limiter dans le temps les aides sociales versées et introduire des mécanismes destinés à garantir que les allocations n’augmentent pas plus vite que les salaires.

Il a souligné que les aides avaient augmenté cette année de 5,2%, en ligne avec l’inflation, mais que « c’était près de deux fois plus que l’augmentation moyenne des salaires ».

Dans le cadre de cette réforme, un débat pourrait également être lancé sur l’opportunité de faire varier les allocations en fonction des régions, selon le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Chris Grayling.

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