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Soudan : pas de retour au système de subventions aux carburants

Soudan: pas de retour au système de subventions aux carburants
Dernière mise à jour le 25/06/2012 à 14:59

Le ministre soudanais des Finances a affirmé lundi que le gouvernement ne reviendrait pas sur sa décision de supprimer progressivement les subventions aux carburants, qui a déclenché une vague de protestations au Soudan déjà touché par une inflation galopante.

Les manifestations anti-régime ont pris de l’ampleur après l’annonce le 18 juin par le président Omar el-Béchir d’une série de mesures d’austérité.

« Nous ne reviendrons pas sur notre décision de supprimer les subventions, quoi qu’il se passe », a affirmé Ali Mahmoud al-Rassoul lors d’une conférence de presse. « Si le prix du pétrole augmente sur les marchés internationaux, nous l’augmenterons au Soudan ».

Le prix de l’essence à la pompe a globalement doublé depuis la semaine dernière, en raison de la décision gouvernementale, alors que l’inflation avait déjà atteint 30,4% pour le seul mois de mai, selon des chiffres officiels.

Le Soudan, quasiment en faillite, a perdu des milliards de dollars de recettes pétrolières après la sécession en juillet 2011 du Soudan du Sud, qui dispose des trois quarts des réserves de brut de l’ancien pays.

Les revenus pétroliers du Soudan, déjà réduits depuis l’indépendance du Sud, ont de plus plongé de 20% après que des combats eurent endommagé les infrastructures de son principal champ pétrolier à Heglig en avril, selon des experts internationaux.

Les manifestations contre la hausse des prix et contre le régime se sont poursuivies lundi pour le 10e jour consécutif.

A Gedaref (est), quelque 200 personnes ont manifesté sur la place du marché, avant d’être dispersées par la police anti-émeutes, qui a tiré des gaz lacrymogènes et les a frappées avec des matraques, selon des témoins.

Le président Béchir, au pouvoir depuis 23 ans, avait minimisé dimanche soir le mouvement de protestation, assurant que la multitude de petites manifestations — à chaque fois violemment réprimées — ne constituaient pas une nouvelle étape du Printemps arabe.

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