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82% des femmes marocaines victimes de violences conjugales

82% des femmes marocaines victimes de violences conjugales
Dernière mise à jour le 01/07/2012 à 9:50

Quelque 82% des femmes marocaines sont victimes de violences conjugales, selon le quatrième rapport du Réseau national des centres d’écoute des femmes victimes de violences (Anaruz), présenté vendredi à Rabat.

D’après ce rapport rendu public par la coordinatrice nationale de l’Anaruz, Atifa Timjerdine, la majorité des cas déclarés auprès du réseau ont trait à la violence conjugale.

Portant sur la violence basée sur le sexe au Maroc, ce rapport fait état de la prospérité de plusieurs formes de violence, avec une nette prédominance de la forme conjugale.

Les violences économiques et sexuelles touchent respectivement 35% et 13% des femmes marocaines, contre 9% pour la violence juridique.

Les résultats des enquêtes menées par le réseau Anaruz ont révélé la difficulté d’identification des formes sexuelles, corporelles et psychologiques des violences commises hors cadre conjugal, qui toucheraient 11% des femmes marocaines.

La violence sexuelle dans l’espace public a pris de l’ampleur et est devenue une réalité, ajoute le rapport précisant qu’elle prend les formes de harcèlement, d’agression, de tentative de viol et de viol.

50%

Le rapport précise que 50% des cas de violences sexuelles ont été perpétrées à l’encontre de femmes célibataires.

Au titre des recommandations, le rapport a plaidé pour la promotion des principes de parité entre les hommes et les femmes en vue d’éradiquer les différentes formes de discrimination sur la base du sexe, appelant, par là même, à impulser la création du Conseil consultatif de la famille et de l’enfance, et à vulgariser davantage les différentes dispositions du Code de la famille.

Outre la mise en place d’un dispositif d’informations unifié sur les plans régional et central, le rapport recommande d’instituer et de généraliser une panoplie de services au niveau des tribunaux, des hôpitaux et des services de sûreté en vue d’établir la rupture avec ce fléau social.

Le réseau Anaruz se propose d’instituer une plateforme vouée à la promotion de la protection juridique des femmes, à travers notamment la mise en œuvre efficiente du Code de la famille et la définition des axes de plaidoyer et de communication en matière de lutte contre la violence basée sur le sexe.

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