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Euro : Balotelli n’a pas confirmé

Euro: Balotelli n’a pas confirmé
Dernière mise à jour le 01/07/2012 à 21:17

Mario Balotelli a raté sa finale d’Euro-2012, comme l’Italie corrigée 4-0, et n’a pas réédité son grand match de la demi-finale, étouffé par la défense espagnole, imprécis et râleur comme à ses mauvais jours, dimanche à Kiev.

« Super Mario » n’est pas encore au panthéon du football. Pour y entrer, il faut renouveler les matches ébouriffants comme celui contre l’Allemagne (2-1), où il avait signé deux buts, le second d’une frappe surpuissante qui porte sa marque.

Le visage fermé, il a quitté le terrain sitôt la fin du match. Un membre de la délégation italienne a essayé en vain de l’empêcher de rejoindre le tunnel. Mais il est revenu cinq minutes plus tard chercher sa médaille.

Balotelli termine tout de même meilleur buteur du tournoi (3 buts), à égalité avec l’Allemand Mario Gomez, le Russe Alan Dzagoev et le Croate Mario Mandzukic, l’Espagnol Fernando Torres et le Portugais Cristiano Ronaldo. Maigre consolation pour l’enfant terrible qui rêvait d’une consécration définitive.

Dimanche, « Super Mario » n’a eu le dessus sur Sergio Ramos que deux minutes, le temps de le secouer un peu physiquement sur leur premier contact. Ensuite il a disparu des écrans.

Au bout de 5 minutes, Ramos sautait plus haut que lui dans la surface, lui prenait la balle et lui rendait la monnaie de sa pièce du premier contact. « Balo » finissait le nez dans la pelouse.

Au premier match entre les deux équipes, en poules (1-1), le jeune buteur (21 ans) de Manchester City était passé à côté et avait entendu beaucoup de critiques. Sur sa meilleure occasion, il avait ralenti, tergiversé, et laissé Ramos le reprendre et lui chiper le ballon. Le défenseur du Real Madrid va devenir un cauchemar pour « Super Mario ».

Dimanche, le N.9 italien a laissé échapper ses gestes de mauvaise humeur, comme ce mouvement d’impatience, bras écartés, à l’intention de Federico Balzaretti coupable de n’avoir pas compris ce que voulait Mario, qui du coup perdait le ballon.

Il râlait également après Antonio Di Natale qui, ayant récupéré une des ses frappes contrées par Iker Casillas, manquait son centre alors que le jeune attaquant était bien placé au point de penalty (51).

« Super Mario » a expédié ses deux seules frappes du match au-dessus du cadre (38, 58). Il n’a pas retrouvé les gestes instinctifs qui avaient abattu les Allemands.

D’une manière générale, il a manqué de discernement, s’enfermant plusieurs fois dans des dribbles face à deux ou trois Espagnols.

Mais l’Euro aura tout de même montré que le talent de Balotelli pouvait s’exprimer au plus haut niveau. L’arrière-garde de la « Roja » l’a d’ailleurs surveillé de près, lui réservant l’attention des grands attaquants.

Finalement, Balotelli a coulé comme toute l’équipe italienne, battue par une équipe d’Espagne trop forte dimanche soir, et qui a en plus dû jouer la dernière demi-heure à dix.

Il a quand même signé quelques images fortes de l’Euro, une main de Leonardo Bonucci sur sa bouche pour le faire taire après son premier but – superbe – contre l’Eire, une pose tous pectoraux dehors, la tendre accolade à sa mère adoptive et une frappe pure dans la lucarne allemande.

Il termine la saison finaliste de l’Euro et champion d’Angleterre. Il avait réussi la passe décisive sur le but du titre de Manchester City, signé par Kun Agüero, à la dernière seconde du dernier match. Balotelli reviendra.

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