Aufait Maroc

Marchés publics au Maroc : Entre réglementation de niveau international et faiblesse de contrôle

Marchés publics au Maroc : Entre réglementation de niveau international et faiblesse de contrôle
Dernière mise à jour le 05/07/2012 à 14:11

Élément clé pour la croissance économique, le secteur des marchés publics participe à hauteur de 18% au produit intérieur brut (PIB) avec 120 milliards de dirhams. Dans le cadre d’une étude présentée jeudi à Rabat devant le Conseil de la concurrence, le point a été mis sur l’alignement de la réglementation des marchés publics avec les standards internationaux, tout en notant une faiblesse dans le système du contrôle.

L’étude, qui porte sur la concurrentiabilité des marchés publics, fait état toutefois d’une absence de sanction de la non-publication des appels d’offres, ce qui entrave l’accès des nouveaux concurrents et crée une asymétrie de l’information sur les marchés publics. Elle préconise, pour ce faire, la création d’un observatoire de dépenses publiques dans le dessein d’assurer plus de communication et de transparence au niveau de ces marchés.

Ladite étude, élaborée par l’organisation internationale d’audit et de conseil Mazars, appelle également à contrôler l’efficience et l’effectivité des lois régissant ce secteur afin que le cadre réglementaire ne constitue pas une barrière à l’entrée pour les entreprises souhaitant soumissionner aux appels d’offres des administrations publiques.

L’organisation Mazars prescrit, en outre, le renforcement des dispositions de la concurrence, la consolidation du contrôle à posteriori et la moralisation de la gestion des marchés publics au-delà du favoritisme et de la subjectivité.

Par ailleurs, cette étude a constaté l’existence de plusieurs barrières à l’entrée, notamment réglementaires (complexité des procédures…) et structurelles (manque d’expertise, économies d’échelle…). Elle indique que les principales barrières restent le critère du choix de l’offre et l’expertise, soulignant qu’elles peuvent être atténuées par l’élaboration des cahiers de charges qui définissent mieux les caractéristiques de l’appel d’offre.

Selon la même étude, les marchés des services font état de plus de favoritisme de la part de l’administration publique par rapport aux autres marchés. Un manque d’efficacité de la dépense publique a été également relevé, ainsi qu’une absence de précisions sur la notation des offres des entreprises.

A lire aussi...

Annonces immobilières

Louez, achetez et vendez grâce à la plus large offre immobilière au Maroc.

Retrouvez-nous sur Facebook

Recevez notre newsletter

 Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque matin l’essentiel de l’actualité nationale et mondiale.

* Ce champs est obligatoire

×