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Le président malien de transition renonce à se rendre au Burkina Faso

Le président malien de transition renonce à se rendre au Burkina Faso
Dernière mise à jour le 05/07/2012 à 22:02

Le président malien de transition Dioncounda Traoré, soigné depuis fin mai à Paris après une grave agression, ne se rendra pas à Ouagadougou jeudi, comme initialement annoncé, pour participer à un sommet ouest-africain sur le Mali, a indiqué la présidence burkinabè.

« Le voyage de Dioncounda Traoré à Ouagadougou est annulé », a déclaré à l’AFP la présidence, sans fournir d’explication dans l’immédiat.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, dont le pays conduit la médiation dans la crise malienne au nom de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), avait annoncé mercredi la venue de M. Traoré et sa participation au sommet prévu samedi.

Un haut responsable de l’Assemblée nationale malienne a confirmé que le chef de l’Etat malien avait renoncé à ce qui devait être son tout premier déplacement depuis son arrivée à Paris le 23 mai.

« Ce n’est pas parce que ses médecins ont dit +niet+. Dire ça, ça ajoute à la confusion sur son retour à Bamako et ça affole déjà les gens ici », dans la capitale malienne, a-t-il expliqué à l’AFP.

Si M. Traoré « doit quitter la France pour une destination, c’est Bamako. Les Maliens auront du mal à comprendre qu’il quitte Paris pour se rendre à Ouagadougou. Mais j’ai pu avoir (au téléphone) encore ce matin Dioncounda, ça va beaucoup mieux. Il suivra évidemment attentivement ce qui se passera à Ouagadougou », a-t-il souligné.

Dioncounda Traoré s’est rendu en France pour des examens médicaux après avoir été violemment agressé et blessé le 21 mai par des manifestants hostiles à son maintien comme chef de la transition à la suite d’un accord entre la Cédéao et les putschistes du 22 mars.

Réunis en sommet à Yamoussoukro le 29 juin, les dirigeants de la Cédéao avaient appelé à « faciliter le retour rapide » au Mali du président Traoré « afin qu’il reprenne ses fonctions ».

Lors du prochain sommet samedi à Ouagadougou, le président burkinabè Blaise Compaoré et plusieurs chefs d’Etat de la région doivent retrouver des représentants de la classe politique et de la société civile du Mali en vue de mettre en place un « gouvernement d’union nationale » dans ce pays.

Pour la Cédéao, un gouvernement plus « inclusif » que le cabinet actuel, dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra, sera plus à même de répondre à la crise dans le Nord malien, occupé depuis fin mars par des groupes armés dominés par les islamistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

A Bamako, le Mouvement populaire du 22 mars (MP 22), qui soutient le putsch du 22 mars, a annoncé qu’il ne participera pas à la rencontre de samedi à Ouagadougou.

Cette réunion « ne sera qu’une rencontre de plus destinée à apporter des mesures cosmétiques à une crise politique qui n’a que trop duré », affirmé le MP 22 dans un communiqué transmis à l’AFP.

Il a accusé la Cédéao de contribuer « à la persistance de la crise politique et institutionnelle au Mali » car, a-t-il estimé, cette organisation « continue à afficher un mépris souverain pour toute solution nationale et à multiplier les gestes de provocation, de chantage et de menace contre les forces politiques qui rejettent ses diktats ».

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