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L’Égypte plonge dans une crise institutionnelle

L’Égypte plonge dans une crise institutionnelle
Dernière mise à jour le 11/07/2012 à 13:38

Le sort du Parlement égyptien était dans le flou juridique mercredi, l’épreuve de force opposant le président islamiste, les militaires et la justice entraînant une crise institutionnelle, dix jours après l’investiture du premier chef d’État depuis la chute de Moubarak.

“La bataille pour le pouvoir se joue autour de l’appareil judiciaire”, écrivait hier mercredi, le quotidien indépendant Al-Watan, tandis que le journal Al-Shorouk, indépendant également, titre en une “La lutte pour le pouvoir se joue dans les tribunaux”.

La Haute cour constitutionnelle (HCC) a contre-attaqué mardi, en suspendant un décret du président égyptien, l’islamiste Mohamed Morsi, qui avait ordonné le rétablissement du Parlement invalidé mi-juin par cette même cour.

Dans un geste de défi, l’Assemblée du peuple dissoute s’était réunie quinze minutes mardi matin en présence de députés des Frères musulmans et des fondamentalistes salafistes, le temps pour son président d’annoncer que le Parlement avait renvoyé l’affaire de l’invalidation de la chambre basse devant la Cour de Cassation.

Des milliers de personnes avaient convergé mardi soir vers la place Tahrir, au Caire, pour manifester leur soutien à M. Morsi et scander des slogans hostiles au Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui s’est attribué le pouvoir législatif après la dissolution de l’Assemblée mi-juin, provoquant la colère de ceux qui veulent voir les militaires quitter la politique.

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