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El Azami El idrissi : Il n’y a pas de crise économique au Maroc

El Azami El idrissi : Il n’y a pas de crise économique au Maroc
Dernière mise à jour le 06/08/2012 à 15:21

Rabat, 06 août 2012 Driss El Azami El idrissi, a nié l’existence d’une crise économique au Maroc, soulignat que « les difficultés conjoncturelles » qu’affronte le pays actuellement seront bientôt maîtrisées à travers l’adoption par le gouvernement de mesures d’urgence et sur le moyen terme.

Dans un entretien avec le journal « Attajdid » publié lundi, M. El Azami a précisé que le gouvernement a approché cette conjoncture « d’une manière intelligente », en adoptant des mesures d’urgence, dont la mobilisation de fonds étrangers et l’encouragement des investissements extérieurs, soulignant que la principale difficulté découle de la baisse des réserves en devises et que le gouvernement est décidé d’y remédier.

A ce propos, le ministre a relevé les indicateurs positifs de l’économie nationale, à l’instar de l’indice de la production industrielle qui a augmenté de +3,7 pc, bien mieux que la performance de 2011.

M. El Azami prévoit que le produit intérieur brut non agricole du Royaume augmente de 4,5 pc à la fin de l’année en cours et ce, en dépit des conditions climatiques défavorables liées au retard des pluies et à la sécheresse.

S’agissant de l’indicateur du marché du travail, M. El Azami a relevé que le premier trimestre de cette année a été marqué par la perte de 109 mille emplois, notamment dans le monde rural.

Toutefois, poursuit-il, quelque 96 mille emplois ont été créés en milieu urbain pendant la même période. Ces créations d’emplois ont atteint 112 mille postes au deuxième trimestre de l’année en cours.

Le responsable marocain a conclu que les indicateurs du déficit budgétaire restent « positifs », soulignant que le gouvernement est décidé d’appliquer son programme dont l’objectif est un déficit de 3 pc à l’horizon 2016, sachant que lors de la nomination de l’exécutif, le déficit était de 6,9 pc hors privatisations.

Il a ajouté que ce déficit sera stabilisé aux environs de 5 pc cette année à la faveur de la dernière hausse des prix des hydrocarbures qui permettra d’économiser 5,7 milliards dirhams.

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