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Les humains et les animaux sauvages en conflit éternel sur les terrains au Kenya

Les humains et les animaux sauvages en conflit éternel sur les terrains au 
Kenya
Dernière mise à jour le 09/08/2012 à 10:24

Nairobi, 09 août 2012 (MAP) – Au Kenya, la cohabitation entre les hommes et les animaux sauvages est rendue, de plus en plus délicate, par l’expansion rapide de la population qui empiète sur les zones traditionnelles de la faune, au risque de s’exposer, parfois, aux périls des grands félins.

Le massacre à coups de lances, il y a quelques semaines, de six lions qui s’étaient aventurés hors du parc national de Nairobi et attaqués un troupeau de moutons vient rappeler, encore une fois, que le conflit entre les humains et les animaux est commun à travers le Kenya, pays réputé pour ses nombreux parcs et réserves d’animaux qui font la fierté de tout un peuple, notamment le célèbre parc de Masai Mara.

Furieux d’avoir perdu plus de 30 bêtes en une seule fois, des habitants des environs de la capitale kenyane avaient décidé de passer à l’action et tuer les six lions par des armes traditionnelles, après avoir averti qu’ils prendraient des mesures drastiques si le Service kenyan de la faune échoue à contrer les attaques courantes des grands prédateurs, qui menacent non seulement leur bétail, mais aussi leur sécurité.

Un massacre dont les image macabres ont fait la Une des journaux et chaines de télévisions kenyans et internationaux. C’est une grande perte pour l’économie kenyane étant donné que les lions jouissent d’un statut iconique et sont le plus recherchés par les touristes qui visitent le pays, ont déclaré des environnementalistes à la MAP.

Nous sommes habitués aux visites nocturnes des lions, léopards, éléphants, rhinocéros, l’hyènes, hippopotame (…) et l’idée que l’on pourrait rencontrer un prédateur tout en ouvrant la porte n’est pas étrange, a déclaré de son côté Martin Aoundo, un Masai.

Le mois dernier, des troupeaux d’éléphants estimés à 500 avaient envahi plusieurs parties du comté de Taita-Taveta semant la peur et la panique parmi les habitants locaux, a déclaré à la MAP le directeur du Service kenyan de la faune (KWS), Julius Kipng’etih. Les éléphants égarés du parc national Tsavo et de la réserve faunique de Lumo ont terrorisé les habitants pendant une semaine et détruit leurs cultures.

Début juillet, trois bergers de la communauté Masai ont été attaqués par des lions dans la région de Elangata Ngima, près de la réserve Masai Mara et ont été admis à l’hôpital pour de graves blessures, a ajouté Julius, précisant que les bergers avaient tenté de poursuivre une troupe de lions qui avaient tué des vaches, mais ont été surpris par l’attaque des grands félins.

La présidente de l’association des amis du Parc national de Nairobi, Paula Kahumbu, a indiqué de son côté que les éleveurs avaient fait état d’attaques fréquentes contre leur cheptel durant les six derniers mois et demandé une indemnisation pour la perte de leur bétail. Néanmoins, bien qu’il existe au Kenya une loi indemnisant la perte de vie ou les blessures humaines causées par la faune, il n’en existe pas pour remplacer le bétail perdu.

Le problème est devenu prédominant à cause de l’augmentation des populations humaines, des changements climatiques et d’autres facteurs humains et environnementaux qui mettent les personnes et les animaux sauvages en concurrence directe pour une plus grande diminution des ressources naturelles, déplorent les environnementalistes.

Ces incidents regrettables mettent en évidence les difficultés rencontrées aujourd’hui par les lions et autres animaux sauvages en Afrique, suite à l’accroissement de la population humaine et à l’échec des politiques foncières mises en place jusqu’ici. C’est qu’au Kenya, les habitats des animaux ressemblent de plus en plus à une île dans une mer de l’humanité.

Naturellement, le bien-être des êtres humains a préséance sur celle des animaux sauvages. Pourtant, au Kenya, le tourisme est l’une des principales sources de revenus, contribuant de manière significative à l’économie et il n’est sûrement pas une bête de plus évocatrice de l’Afrique que le lion majestueux.-

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