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Allemagne : Löw, le charme est rompu

Allemagne: Löw, le charme est rompu
Dernière mise à jour le 13/08/2012 à 14:37

Le sélectionneur de l’équipe d’Allemagne Joachim Löw a toujours la confiance de la Fédération allemande (DFB) mais la demi-finale de l’Euro-2012 perdue face à l’Italie (2-0) et les polémiques sur ses choix pour ce match ont ébréché l’immunité dont il jouissait jusqu’alors.

Beaucoup d’équipes auraient signé pour finir demi-finaliste. Pas l’Allemagne, gavée d’accessits récents (3e des Mondiaux 2006 et 2010, 2e de l’Euro-2008). Et la grande maîtrise affichée lors du premier tour n’en a qu’accentué la désillusion de cette défaite dans le dernier carré.

Cette demi-finale fut marquée par des choix qui se sont révélés perdants (titulariser Kroos au détriment de Reus malgré son bon quart, ainsi que Gomez et surtout Podolski) et un manque de réaction patent, peu en phase avec les standards allemands.

Les critiques ont plu dru sur Löw (52 ans). « Je pense qu’il y aura des questions sur (Löw), sur ses décisions, sur son coaching et sur ses changements durant ce tournoi », a lâché Michael Ballack, l’ancien capitaine peut-être aussi aigri que Löw l’ait évincé.

Même le « Kaiser » Franz Beckenbauer y est allé de sa pique: « Ce n’était pas le vrai onze allemand de cet Euro, a-t-il écrit dans Bild. Il était inerte pendant des séquences de jeu. (Löw) a cependant corrigé en faisant rentrer Marco Reus après la pause ».

Bref, le climat bon enfant entourant depuis quelques années la Nationalmannschaft s’est alourdi de doutes. « Le temps de la légèreté semble passé pour un bon moment », écrivait jeudi dernier le très sérieux quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Sammer en moins

« J’étais conscient que les changements pourraient être pointés du doigt, s’est défendu Löw lundi en conférence de presse, deux jours avant d’affronter l’Argentine en amical. Mais le reproche selon lequel on se serait adapté à l’adversaire est faux ».

« Le fait est qu’on n’a pas pu faire certaines choses qu’on avait prévues en raison de la courte préparation d’avant-tournoi », a-t-il aussi relativisé, assurant que ses joueurs avaient tout donné.

Dans la tempête, ces derniers l’ont défendu, comme Özil. La Fédération aussi. Le 6 août, il a fait le bilan de l’Euro et a reçu le soutien de la DFB. « Nous avons entendu une analyse très convaincante de l’Euro, a souligné son président, Wolfgang Niersbach. Nous sommes absolument d’accord avec le staff sportif pour dire que la voie choisie est la bonne ».

Concernant la campagne de qualifications au Mondial-2014, qui débute le 7 septembre face à l’Autriche (groupe E), elle « ne sera pas facile mais nous croyons au fort potentiel de notre équipe et sommes sûrs qu’elle remportera encore des succès », a ajouté le dirigeant.

Début juillet, Matthias Sammer annonçait son départ pour le Bayern Munich, en tant que directeur sportif. Or, il existait une lutte d’influence entre Löw et le Ballon d’Or 1996 depuis la nomination de ce dernier en 2006 comme directeur technique national (DTN), contre l’avis de Jürgen Klinsmann, ex-sélectionneur dont « Jogi » était l’adjoint et l’ami.

Un soutien et un départ qui ont permis à Löw de garder la main. Mais rien ne lui sera dorénavant pardonné.

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