Aufait Maroc

Khammar Mrabit, l’expert marocain de l’AEIA

Dernière mise à jour le 14/08/2012 à 7:57

Vienne, 14 août 2012 (MAP) – On ne peut pas entrer à l’AEIA (Agence internationale de l’énergie atomique) comme on veut. Il faut d’abord passer par les procédures de sécurité semblables à celles d’un embarquement dans un aéroport, ensuite on est accueilli par son hôte à l’entrée. Cet hôte n’est autre que M. Khammar Mrabit, directeur de la sécurité nucléaire et personnage clé de l’AIEA.

Sur le chemin vers le lieu de sa rencontre avec le correspondant de la MAP, M. Mrabit s’improvise guide pour lui montrer les différents bâtiments de son organisation.

C’est un homme affable et de très bon contact et qui vous met à l’aise dès le premier abord. Il vient de la région de Taounate, plus précisément de Kariat Ba Mohamed.

L’AIEA, au sein du Centre International de Vienne, est une ville dans la ville, elle possède ses commerces, agences de voyage, banques et restaurants.

Nous traversons la Rotonde qui grouille littéralement de monde pour constater d’abord que mon hôte n’y est pas un inconnu.

Outre le fait qu’il occupe ici une fonction clé, Khammar Mrabit travaille dans ces lieux depuis bientôt trois décennies. Son parcours commence par un stage effectué dans ces murs à la fin de ses études d’ingénieur et de son doctorat de physique nucléaire.

En France, un poste lui avait été proposé par EDF, avec une offre de naturalisation à la clé qu’il avait déclinée.

« Je voulais rentrer au Maroc et être parmi les premiers Marocains à promouvoir le nucléaire pour le développement de notre pays. C’était un projet partagé avec ma femme. », a-t-il confié.

A l’époque, trouver un travail dans sa spécialité au Maroc, n’était pas une évidence.

« Je résolus de chercher ailleurs qu’au Maroc quand on me proposa au Ministère de l’énergie et des mines d’aller effectuer un stage à l’AIEA. » C’était en 1986. Il n’en est plus jamais reparti, trouvant là l’endroit où il pouvait à la fois exercer son métier et servir le Maroc.

« Quoi que l’on fasse, où que l’on aille, quand on est marocain, on reste viscéralement attaché au Maroc. Regardez les juifs marocains, qu’ils soient en Amérique, en Europe et même en Israël, ils ne renient jamais leur marocanité. » « Le Maroc dispose à l’échelle internationale d’un potentiel humain considérable. Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de chercheurs et de responsables marocains, de par le monde qu’il y’a dans les instances à la pointe du savoir scientifique et dont la plupart ne demandent qu’à servir leur pays », a-t-il souligné.

L’expert marocain de l’AIEA croit, par ailleurs, que l’énergie nucléaire peut représenter un atout important pour le développement du Maroc.

« Nos besoins en énergie vont augmenter très rapidement. » dit-il « Il nous faudra y faire face si nous voulons développer sérieusement nos capacités industrielles, tout en assurant, à tout moment, la sécurité d’approvisionnement de notre pays. » M. Mrabit prône pour cela, à l’évocation du projet solaire de Ouarzazate, la diversité des techniques de la production d’énergie, notamment le solaire, l’éolien et la continuation de la politique de construction des barrages afin de pouvoir remplacer de plus en plus des énergies fossiles qui ne sont, de toute évidence, pas éternelles, coûtent de plus en plus cher, diminuent notre indépendance et polluent tout en hypothéquant notre développement.

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