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Le Sommet islamique de la Mecque décide la suspension de la Syrie de l’OCI (projet de déclaration finale)

Le Sommet islamique de la Mecque décide la suspension de la Syrie de l’OCI 
(projet de déclaration finale)
Dernière mise à jour le 15/08/2012 à 4:51

Envoyés spéciaux La Mecque (Arabie Saoudite), 15 août 2012 (MAP) – Les dirigeants des pays islamiques, membres de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), réunis mardi et mercredi à la Mecque en session extraordinaire, ont décidé la suspension de la Syrie de l’Organisation.

Dans le projet de la déclaration finale du 4ème sommet extraordinaire de l’OCI, les dirigeants des pays islamiques soulignent que cette décision intervient après plusieurs mois de vaines tentatives de l’envoyé spécial des Nations unies et de la Ligue arabe, Kofi Annan, pour trouver un règlement à cette crise.

Ils ont ajouté que cette suspension intervient aussi après l’échec enregistré dans la mise en oeuvre de l’initiative arabe et des décisions du Comité exécutif de l’OCI en raison de l’intransigeance des autorités syriennes et leur obstination à résoudre cette crise par le biais d’une solution militaire.

Le Sommet a appelé les autorités syriennes à cesser immédiatement tous les actes de violence contre les civils, s’abstenir de violer les droits de l’homme et poursuivre en justice leurs auteurs, honorer leurs engagements régionaux et internationaux, libérer tous les détenus et autoriser les organisations humanitaires à intervenir d’urgence pour fournir les aides nécessaires aux personnes touchées par ces événements en coordination avec l’OCI.

Les chefs d’Etat ont souligné la nécessité de préserver l’unité, la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Syrie, condamnant fermement la poursuite de l’effusion de sang. A cet égard, ils ont tenu pour responsables les autorités syriennes de la poursuite des actes de violence et de destruction de biens.

Ils ont également dénoncé la Syrie pour avoir abattu un avion militaire turc, soulignant qu’il s’agit d’un « acte qui constitue une grande menace pour la sécurité et la stabilité dans la région ».

Après plus de cinq mois de vaines tentatives pour régler pacifiquement le conflit, qui a fait plus de 20.000 morts depuis mars 2011 selon les organisations de défense des droits de l’Homme, Kofi Annan a annoncé qu’il ne comptait pas renouveler son mandat de médiateur dans le conflit, venant à échéance le 31 août.

M. Annan, qui s’était rendu plusieurs fois à Damas, avait proposé un plan de paix en six points prévoyant une cessation des combats et une transition politique, mais ce plan pourtant appuyé par le Conseil de sécurité, n’a jamais été appliqué.

Annan a évoqué les « accusations et les insultes » subies au sein du Conseil de sécurité de l’ONU comme l’une des raisons ayant motivé sa démission.

La Chine et la Russie ont apposé à trois reprises leur veto à des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU menaçant le régime de Bachar al Assad de sanctions en cas de poursuite de la répression de l’opposition.

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