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Le Maroc a réalisé le taux de croissance du PIB réel « le plus élevé » de toute la région MENA en 2011

Le Maroc a réalisé le taux de croissance du PIB réel « le plus élevé » de toute la région MENA en 2011
Dernière mise à jour le 16/08/2012 à 16:59

Le Maroc a réalisé en 2011 le taux de croissance du PIB (produit intérieur brut) réel « le plus élevé » de toute la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord (MENA), a relevé, jeudi, le Fonds monétaire international (FMI), soulignant que les politiques « saines » et les résultats économiques « solides » du Royaume lui ont permis d’amortir l’impact de la crise mondiale et de répondre aux besoins sociaux urgents.

« Malgré une conjoncture défavorable, la croissance du PIB réel est passée de 3,7 pc en 2010 à environ 5 pc en 2011, le taux le plus élevé de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, tandis que l’inflation moyenne est descendue en dessous de 1 pc, le taux le plus faible de la région », fait remarquer à cet égard le FMI, dans une « Note sur le Programme Maroc », publiée jeudi sur son site internet.

L’institution de Washington fait, toutefois, remarquer qu’en raison du renchérissement du prix du pétrole, le déficit courant et le déficit budgétaire se sont creusés, ce dernier en grande partie à cause d’une augmentation du coût des subventions, rappelant à ce propos que le Conseil d’administration du Fonds a approuvé au début du mois une Ligne de liquidité et de prévention (LLP) de 24 mois en faveur du Maroc, d’un montant de près de 6,21 milliards de dollars.

Le maintien de ces tensions budgétaires en 2012, poursuit-on de même source, a poussé les autorités marocaines à prendre des mesures correctives, notamment en relevant sensiblement les prix de plusieurs produits énergétiques début juin dans le cadre d’un « vaste programme destiné à améliorer le ciblage et l’efficacité de la protection sociale et à assurer la viabilité des finances publiques ».

Ces initiatives, de même que le récent repli des cours internationaux du pétrole, devraient contribuer à maîtriser les tensions budgétaires et extérieures et à maintenir les réserves internationales à un niveau confortable, affirment encore les économistes du FMI.

En dépit de ce large éventail de mesures et des perspectives macroéconomiques favorables, le Maroc doit faire face à des risques extérieurs liés aux incertitudes de la zone euro et aux augmentations possibles des cours du pétrole, selon la même source, qui souligne que la ligne de crédit LLP accordée au Maroc offrira une assurance pour répondre aux besoins de financement immédiats au cas où ces risques se matérialiseraient, pour renforcer la confiance des investisseurs et pour faciliter l’accès aux marchés de capitaux privés internationaux.

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