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Neil Armstrong : vibrants hommages à l’auteur du « petit pas » sur la Lune

Neil Armstrong: vibrants hommages à l’auteur du « petit pas » sur la Lune
Dernière mise à jour le 26/08/2012 à 21:22

Le monde pleurait dimanche le premier homme à avoir marché sur la Lune, Neil Armstrong, décédé la veille, saluant dans de vibrants hommages la ténacité et l’audace, autant que l’humilité d’un homme qui, selon la presse américaine, était devenu une figure « presque mythique ».

Avec son « petit pas » sur la Lune, Armstrong « a ému le ciel et la Terre entière », titrait dimanche le Washington Post, au sujet de cet ingénieur taciturne qui n’a jamais été à l’aise avec sa renommée. Marcher sur la Lune, c’était pour Armstong « juste » un travail, notait de son côté le Miami Herald.

Armstrong, qui a donné l’envie à toute une génération de conquérir les étoiles, est mort à 82 ans samedi à Cincinnati, dans l’Ohio, de complications liées à une opération cardiovasculaire.

Le lieu et la date de ses funérailles n’avaient pas encore été fixés dimanche matin, a indiqué la Nasa à l’AFP.

« C’est un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant de l’humanité », avait déclamé dans une phrase désormais célèbre Neil Armstrong, chargé de commander la première mission lunaire américaine à bord de la capsule Apollo XI, en posant son pied sur la Lune le 20 juillet 1969.

Parlant d’Armstrong comme d’un « héros américain contre son gré », ses proches ont exprimé leur espoir que son héritage encourage les jeunes gens à « travailler dur pour que leurs rêves deviennent réalité, (…) repousser les limites et servir avec abnégation une cause plus grande que la leur ».

John Glenn, 81 ans, qui a effectué le premier vol orbital américain, a salué l' »audace » d’Armstrong et rendu hommage à son humilité légendaire. « C’était une personne humble et il l’est resté après son vol lunaire, comme avant ».

« Les premiers pas de Neil Armstrong et de Buzz Aldin sur la Lune font partie maintenant de l’histoire de l’humanité, c’est-à-dire bien au-delà des frontières de l’histoire spatiale ou de l’histoire américaine », a déclaré le directeur général de l’Agence spatiale européenne (ESA), Jean Jacques Dordain.

« Avoir vu l’homme marcher sur la Lune, on n’a qu’une envie, c’est que cela recommence » sur la planète Mars, où l’agence spatiale américaine (Nasa) vient de poser un nouveau robot, Curiosity, a souligné le directeur de la Cité de l’Espace à Toulouse, en France, Jean-Baptiste Desbois.

Le cosmonaute soviétique Viktor Gorbatko a estimé qu’Armstrong avait accompli « un énorme succès » en étant le premier homme à aller sur la Lune, quelques années après le vol du Russe Youri Gagarine, pionnier de l’espace.

Neil Armstrong, décoré de nombreuses fois par les Etats-Unis, mais aussi 17 autres pays, n’avait jamais été à l’aise avec cette renommée mondiale, fuyant les feux des projecteurs.

Marié et père de deux fils, grand-père de dix petits-enfants, il avait même cessé de signer des autographes après avoir appris que ceux-ci se revendaient à des prix exorbitants.

« Source d’inspiration »

Le président des Etats-Unis Barack Obama, se disant « profondément attristé », a salué sa mémoire: « Neil était parmi les plus grands héros américains, pas seulement de l’époque actuelle, mais de tous les temps ».

Embarqués à bord de la navette Apollo 11, Neil Armstrong et son co-équipier Buzz Aldrin avaient marché sur la Lune le 20 juillet 1969 (02H56 en heure GMT le 21 juillet), sous le regard admiratif de 500 millions de téléspectateurs. Le troisième membre de l’équipage, Michael Collins, était demeuré dans le module de commande resté en orbite autour de la Lune.

« Nous nous sommes entraînés ensemble et nous étions aussi de bons amis, nous serons toujours liés par notre participation à la mission Apollo 11″, a réagi Buzz Aldrin, 82 ans, affirmant que Neil allait « manquer ». Neil Armstrong « était le meilleur et il va terriblement me manquer », a ajouté Michael Collins, 81 ans.

Ses exploits restent « une source d’inspiration pour toute l’humanité », a estimé le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Pour le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, il restera « comme le symbole de la façon dont le progrès de la science et de la technologie peut s’identifier au progrès de l’humanité ».

Le milliardaire britannique Richard Branson, qui se veut pionnier du tourisme spatial, a salué la « personne extraordinaire » qu’était l’astronaute américain « qui a réussi une chose absolument extraordinaire pendant sa vie, il a inspiré des générations ».

Plusieurs astronautes européens ont également rendu hommage à leur homologue américain.

« Jusqu’à la fin de notre planète, on parlera de Iouri Gagarine, le premier homme dans l’espace, et de Neil Armstrong, le premier homme sur la Lune », a déclaré Miroslaw Hermaszewski, l’unique cosmonaute polonais.

Armstrong, fuyant micros et caméras, vivait depuis des dizaines d’années dans une ferme reculée de l’Ohio (nord), où il était né le 5 août 1930, à Wapakoneta.

Le jeune Armstrong est fasciné dès son enfance par les avions. Il prend des cours de pilotage à 15 ans et obtient son brevet de pilote un an après, avant même son permis de conduire.

Plus tard, il devient pilote de l’aéronavale et effectue 78 missions pendant la guerre de Corée (1950-53). Armstrong étudie aussi l’ingéniérie aéronautique à l’université de Purdue (Indiana, nord).

En 1955, il devient pilote d’essai et vole sur 50 différents types d’avion. Sept ans après, il est sélectionné par la Nasa pour devenir astronaute.

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