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Fausse alerte à la prise d’otages dans un avion à Amsterdam-Schiphol

Fausse alerte à la prise d’otages dans un avion à Amsterdam-Schiphol
Dernière mise à jour le 29/08/2012 à 17:07

Après avoir brièvement perdu le contact avec un avion de la compagnie espagnole Vueling à destination d’Amsterdam-Schiphol, les autorités néerlandaises ont cru un instant mercredi à une prise d’otages, mobilisant notamment deux F-16 pour escorter l’appareil.

« Ce qui s’est passé, c’est que, quand l’avion faisait son approche, il y a eu une perte de communication momentanée, très ponctuelle, mais rien qu’avec cela, c’est suffisant pour que l’aéroport active un protocole de sécurité », a assuré à l’AFP un porte-parole de la compagnie aérienne à bas coûts.

Celui-ci avait immédiatement démenti une éventuelle prise d’otages à bord de l’appareil après que la gendarmerie de l’aéroport néerlandais eut évoqué cette éventualité vers 14H00 (12H00).

L’appareil n’a pas suivi la route qu’il devait et n’a pas réagi aux questions lui étant posées par les tours de contrôle, a en outre soutenu le Coordinateur national pour la lutte contre le terrorisme (NCTV) Erik Akerboom, cité par la télévision néerlandaise NOS.

Le A320, qui avait décollé de Malaga (sud de l’Espagne) et transportait 180 personnes, s’est en effet posé à Amsterdam-Schiphol après avoir été escorté par deux F-16 à partir de son entrée dans l’espace aérien néerlandais, a expliqué à l’AFP Martijn Peelen, un porte-parole de la gendarmerie de l’aéroport.

Une fois l’avion au sol, des négociateurs de la gendarmerie se sont approchés de l’appareil, mais ont vite été rassurés par le pilote, qui est alors sorti de l’avion et leur a expliqué que tout allait bien, selon la même source.

Les passagers, qui n’ont selon Vueling été en danger à aucun moment, ont ensuite été transportés en bus jusqu’à un terminal de l’aéroport néerlandais. « Sommes-nous en train d’être détournés par des criminels ? », demande le pilote

La perte de contact entre la tour de contrôle et l’avion reste à expliquer, un pilote disposant de codes pour communiquer quand sa radio est en panne.

Robert Galan, ancien commandant de bord d’Air France, ne disposait d’aucune information sur la fausse alerte mais a souligné qu’un avion a trois modes de contact avec la tour de contrôle: le contact radio, le contact radar, et le contact par « radar secondaire » ou « transpondeur », qui identifie chaque vol individuellement sur les écrans radars et permet au commandant de bord d’envoyer des messages codés.

Citant les conversations radios entre l’avion et la tour de contrôle, un journaliste de la télévision publique néerlandaise a assuré que le pilote avait indiqué dans un premier temps que tout allait bien.

« Sommes-nous en train d’être détournés par des criminels ? », aurait ensuite demandé le pilote à la vue des F-16 arrivés à ses côtés, selon la même source.

Un passager, cité par la NOS, a déclaré qu’il « ne se passait rien dans l’avion » et que celui-ci avait décrit des cercles dans l’air avant d’atterrir.

« Une fois en bas, le pilote nous a dit qu’il ne se passait rien de spécial (dans l’avion, ndlr) mais qu’il se passait quelque chose à l’aéroport », a-t-il dit.

Plus tôt dans la matinée, l’aéroport néerlandais avait déjà fait la une des journaux télévisés après la découverte d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale ayant entraîné l’évacuation d’une partie du terminal C, d’où partent les avions à destination des pays de l’espace Schengen.

L’engin explosif a été déplacé mercredi à l’extérieur de l’aéroport, qui accueille en moyenne entre 120.000 et 140.000 passagers par jour, pour permettre aux services néerlandais de déminage de faire exploser la bombe en toute sécurité.

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