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Un régime peu calorique ne permet pas forcément de vivre plus vieux

Un régime peu calorique ne permet pas forcément de vivre plus vieux
Dernière mise à jour le 29/08/2012 à 17:16

Un régime alimentaire amputé du tiers des calories consommées normalement ne permet pas forcément d’augmenter l’espérance de vie, comme l’avancent certains chercheurs, selon une nouvelle étude effectuée chez des macaques rhésus.

Il permet en revanche aux macaques de vivre en meilleure santé, avec moins de maladies cardiovasculaires, de cancer et de diabète, selon l’étude publiée mercredi par la revue scientifique britannique Nature.

Cette étude contredit les études réalisées dans le passé sur des souris et des rats et qui établissaient un lien entre restriction alimentaire et longévité. Aucune étude n’a été faite à ce jour sur l’homme.

Pendant plus de 20 ans, les chercheurs de l’institut américain du vieillissement (National Institute on Ageing – NIA) ont soumis 121 macaques rhésus ayant des poids « normaux » à des restrictions caloriques de 30%, pour certains dès leur jeune âge (1 à 14 ans) et pour d’autres à un âge plus avancé (16-23 ans) et ont comparé les résultats obtenus à ceux d’un groupe témoin.

Aucune différence notable n’a été observée en termes de longévité entre les différents groupes de macaques – dont l’espérance de vie en captivité est supérieure à celle des animaux en liberté, avec une moyenne de 27 ans.

La restriction de calories à l’âge avancé a toutefois eu un impact positif sur le métabolisme, notamment sur les taux de cholestérol chez les mâles, tandis que les singes traités jeunes ont développé moins de cancers et des maladies cardiovasculaires ou du diabète plus tardivement que le groupe témoin.

« Ces résultats n’ont pourtant pas entrainé d’effet immédiat sur la longévité », a déclaré à l’AFP Rafael de Cabo, l’un des auteurs de l’étude.

Aucune explication n’a été avancée par l’étude NIA qui contredit les résultats d’une expérience en cours du laboratoire du Wisconsin National Primate Research Center (WNPRC) qui a montré une longévité accrue chez des singes rhésus soumis à la même restriction calorique.

Selon Ricki Colman, co-auteur de cette dernière étude (WNPRC), la différence pourrait s’expliquer par la composition de la nourriture donnée aux macaques du groupe témoin. Les singes témoins NIA ont ainsi bénéficié d’une nourriture « particulièrement saine », avec des vitamines et des suppléments minéraux, ce qui pourrait expliquer des durées de vie similaires à celles du groupe témoin.

En revanche les singes témoins WNPRC pouvaient se nourrir à volonté, à l’instar ce qui ce passe chez l’être humain.

Le chercheur du WNPRC n’a pas non plus exclu que la génétique ait pu jouer un rôle dans les différences de longévité qu’il a pour sa part observées.

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