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Divorce : lorsque la technologie devient une arme

Divorce: lorsque la technologie devient une arme
Dernière mise à jour le 01/09/2012 à 22:01

Les réseaux sociaux, l’envoi d’e-mails et de SMS peuvent aider les couples en plein divorce à continuer de communiquer sereinement, mais une étude américaine montre que les nouvelles technologies sont plus utilisées comme une arme, souvent au détriment des enfants, que comme facilitateur.

Un groupe de chercheurs de l’Université du Missouri a examiné les habitudes de communication d’une cinquantaine de couples, et a trouvé que les personnes faisant face à une séparation houleuse utilisaient souvent la technologie comme une arme de manipulation ou de rétention d’information permettant même de limiter l’accès de l’ex-conjoint aux enfants.

Au cours de cette étude, certains parents ont par exemple reconnu avoir prétendu ne pas avoir reçu les e-mails de leur ex.

« La technologie peut aider les couples divorcés à s’entendre, mais peut aussi les aider à ne pas s’entendre du tout« , a commenté Lawrence Ganong, en charge de l’étude. « Les parents qui utilisent la technologie efficacement peuvent faciliter la gestion des enfants, et moins faire souffrir ces derniers« .

Par exemple, les couples en bons termes utilisent les outils de communication pour coordonner les gardes. L’étude a par exemple mis en lumière les calendriers consultables en ligne qui permettent de partager efficacement les données concernant les activités des enfants.

« Les e-mails sont un très bon outil pour les parents hostiles qui ne peuvent pas se parler. L’écrit leur permet de communiquer les informations importantes et d’éviter les conflits« , a expliqué le chercheur. « Cela permet aussi aux parents d’avoir une trace écrite des accords établis« .

D’autres études ont déjà montré que l’activité de sa moitié sur Facebook est souvent citée dans les demandes de divorce à travers le monde. Des avocats américains utilisent aussi de plus en plus le profil Facebook du partenaire incriminé comme preuve.

Selon un site spécialisé dans les cas de séparation au Royaume-Uni, 33% des demandes de divorce en 2011 contenaient le mot « Facebook », citant des cas de drague en ligne avec des utilisateurs du sexe opposé ou des commentaires négatifs sur son ou sa partenaire.

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