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Les applications pour portables suscitent la méfiance

Les applications pour portables suscitent la méfiance
Dernière mise à jour le 05/09/2012 à 16:31

Plus de la moitié des utilisateurs d’applications pour téléphones portables multifonctions (smartphones) se détournent de certaines d’entre elles car ils s’inquiètent de la protection de leurs données personnelles, affirme une étude américaine publiée mercredi.

Selon cette étude, 43% des Américains possédant un téléphone portable disent télécharger des applications.

Quelque 54% des utilisateurs d’applications pour smartphones n’installent pas une application quand ils découvrent la quantité d’informations personnelles qu’ils doivent partager pour l’utiliser, indique l’étude du Pew Internet Project qui porte sur les Etats-Unis.

De plus, 30% des utilisateurs ont même désinstallé une application de leur téléphone après s’être rendu compte que celle-ci collectait des données qu’ils ne souhaitaient pas partager.

On retrouve globalement les mêmes proportions qu’il s’agisse de possesseurs d’iPhone d’Apple ou d’utilisateurs du système Android de Google, relève l’étude.

Les applications pour mobile sont « des passerelles de plus en plus importantes pour communiquer et utiliser des services en ligne », souligne Mary Madden, chercheuse et coauteur du rapport.

« La façon dont une application pour mobile gère les données personnelles est quelque chose que les utilisateurs prennent en considération quand ils choisissent leurs applications », ajoute-t-elle.

L’étude révèle aussi que de nombreuses personnes anticipent la perte ou le vol de leur téléphone. Près de 41% des personnes interrogées sauvegardent sur un autre appareil les photos, contacts, et autres fichiers contenus dans leur portable, et 32% effacent l’historique de leur téléphone.

Par ailleurs, 19% des utilisateurs ont désactivé la géolocalisation de leur appareil, inquiets que d’autres personnes puissent accéder à cette information.

Selon l’étude, près d’un tiers des utilisateurs de smartphones ont déjà perdu ou se sont fait voler leur appareil, et 12% considèrent que leur vie privée a été envahie par l’utilisation de leur téléphone par une tierce personne.

Cette étude s’inscrit dans un climat de préoccupation croissante des législateurs et des groupes de défense des libertés civiles au sujet de la possible collecte d’informations personnelles sur internet sans l’accord des principaux intéressés.

« La popularité des smartphones a spectaculairement changé la relation entre l’utilisateur et son téléphone par rapport au contrôle et à la conservation des données personnelles », considère Aaron Smith, coauteur de l’étude.

« La richesse des détails intimes stockés dans les smartphones les rend comparables aux journaux intimes du passé. L’information qu’ils contiennent est difficile à remplacer si elle est perdue, et potentiellement embarrassante si elle tombe dans de mauvaises mains », ajoute M. Smith.

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