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Réception des derniers avions F-16 Block 52 du Maroc : L’armement, le point de non-retour, selon Mounia Rahimi

Réception des derniers avions F-16 Block 52 du Maroc : L’armement, le point de non-retour, selon Mounia Rahimi
Dernière mise à jour le 09/09/2012 à 10:52

Les Forces Armées Royales ont reçu récemment les trois derniers des 24 chasseurs F-16 fabriqués par le groupe Lockheed Martin. Le Maroc se positionne ainsi au 25e rang des pays dotés des 4.500 avions F-16 construits dans le monde.

Le contrat, approuvé par le Congrès américain pour un montant de 2,4 milliards $, fait partie d’un programme visant une vaste modernisation de l’armée marocaine et “renforce l’interopérabilité entre le Royaume et les Etats-Unis”, juge Mounia Rahimi, spécialiste des affaires du Sahara, dans une interview accordée au site d’information arabophone.

Selon elle, le Maroc vise à équiper et moderniser son armée, en particulier le bouclier antimissile, par l’acquisition de matériels sophistiqués et la mise à niveau du système de défense militaire, ce qui expliquerait l’intérêt du royaume pour le groupe américain Lockheed Martin, alors qu’il était encore un client du groupe français Dassault.

Si la politique d’armement que connaît le Maroc remet en question l’équilibre stratégique de la région, les responsables du Pentagone américain se sont chargés de la partie argumentation de cet accord devant le Congrès américain: les 24 avions F-16 désormais marocains vont être utilisés à des fins purement défensives. Mais ils constituent un message très clair destiné à nos voisins, estime la spécialiste.

En effet, cet important contrat permet de répondre à la question “contre qui s’arme le Maroc ?” Mounia Rahimi souligne que les 24 avions militaires ne seraient probablement pas destinés aux menaces du Polisario, mais à une éventuelle intervention du voisin algérien.

Le royaume avait décidé de moderniser son armée en 2007, un an après qu’Alger ait réussi à conclure un contrat de soixante avions de combat: les fameux Su-30MKA, avec la Russie.

Les plus grands gagnants sont sans aucun doute les entreprises militaro-industrielles et les vendeurs d’armes, conclut l’analyste, car le recours à l’armement s’apparente à un point de non-retour.

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